Les fêtes sont un moment particulier : chaleur, réunions familiales, discussions importantes… et très souvent, la fameuse question qui tombe au milieu du repas :
« Alors, tu vas faire quoi l’année prochaine ? »
Pour beaucoup de jeunes, cette question est lourde. Elle renvoie à un avenir incertain, à la peur de décevoir et à la pression de devoir “savoir”.
Voici comment aborder le sujet autrement — avec douceur, intelligence et respect du rythme du jeune.
1. Éviter les questions brutales
Les questions directes mettent le jeune face à une obligation de réponse.
Or, la plupart n’en ont pas encore une claire et immédiate.
Exemples de questions à éviter :
- « Tu vas choisir quoi ? »
- « Tu dois te décider maintenant, tu sais. »
- « Tu risques de perdre un an… »
Ces formulations figent, stressent et ferment la discussion.
✔ Alternative douce :
« Comment tu te sens par rapport à l’année prochaine ? »
2. Favoriser les questions ouvertes
Les questions ouvertes permettent au jeune d’exprimer ce qu’il ressent vraiment, sans pression.
Exemples à privilégier :
- « Qu’est-ce qui t’attire le plus en ce moment ? »
- « Dans quoi est-ce que tu te sens bien ? »
- « Qu’est-ce qui te donne de l’énergie dans tes journées ? »
Ces questions ouvrent une porte, au lieu d’imposer une réponse.
3. Ne pas comparer le jeune à d’autres
Rien ne bloque plus vite l’orientation qu’une comparaison.
Exemples à bannir :
- « Ton cousin a déjà choisi, lui. »
- « Ta sœur savait déjà à ton âge. »
La comparaison crée :
- de la pression
- de la honte
- un sentiment d’infériorité
- un blocage émotionnel
✔ Un jeune avance à SON rythme, pas à celui des autres.
4. Saisir les moments naturels, pas les provoquer
Les meilleures conversations n’arrivent pas autour de la table.
Elles se passent :
- en voiture,
- lors d’une balade,
- dans un moment calme,
- ou quand le jeune lui-même aborde la question.
Respecter le timing émotionnel du jeune est la clé.
5. Encourager l’exploration, pas la décision
Les fêtes ne sont pas le moment de pousser un choix.
Elles peuvent être un moment :
✔ pour calmer
✔ pour écouter
✔ pour rassurer
✔ pour ouvrir quelques pistes
✔ pour rappeler que la décision se construit dans le temps
Une orientation n'est pas un test à réussir pendant les vacances.
Conclusion
Parler orientation pendant les fêtes peut être une belle occasion… si on ne met pas la pression.
En évitant les questions brutales, en accueillant l’expression du jeune et en respectant son rythme, on crée un espace sécurisé.
Et c’est dans cet espace que la clarté, petit à petit, peut émerger.