L’orientation est souvent présentée comme une étape simple : choisir une filière, puis un métier.
En réalité, pour beaucoup de jeunes, cette étape est source de confusion, de stress et parfois de paralysie.
Au fil de mes accompagnements, trois causes reviennent presque systématiquement — et les comprendre permet déjà d’apaiser la situation.
1. Une surcharge d’informations et d’avis
Entre parents, professeurs, réseaux sociaux, PMS, salons du SIEP, amis… un jeune reçoit des dizaines d’avis contradictoires.
Cette abondance crée une confusion naturelle :
“Qui a raison ? Que dois-je écouter ? Et si je me trompe ?”
Sans guide, l’information ne clarifie rien : elle sature.
Comment l’aider ?
- Réduire les sources d’information.
- Recentrer la réflexion sur son fonctionnement, pas celui des autres.
- Clarifier les critères importants pour lui (sens, environnement, rythme, passions…).
2. Une connaissance limitée d’eux-mêmes (H2)
Beaucoup de jeunes ne savent pas encore :
- ce qui les motive,
- ce qui les fatigue,
- leurs forces naturelles,
- leurs besoins d’environnement pour s’épanouir.
Sans cette base, choisir une orientation revient à choisir “dans le flou”.
Comment l’aider ?
- Explorer sa personnalité (Ennéagramme, MBTI, RIASEC).
- Identifier ses préférences cognitives.
- Identifier ses sources d'énergie.
3. La croyance qu’il existe une « bonne réponse »
C’est l’un des plus grands blocages :
“Et si je choisissais mal ?”
Cette peur empêche d’avancer.
Elle crée le mythe qu’il existe un métier parfait, définitif, immuable.
Or, une orientation n’est pas un destin : c’est une première direction qui évoluera.
Comment l’aider ?
- Dédramatiser le choix.
- Travailler sur 2 à 3 pistes cohérentes.
- Mettre en avant l’importance de l’évolution et des transitions professionnelles.
Conclusion
Un jeune ne manque pas de motivation : il manque de clarté.
En réduisant le bruit extérieur, en éclairant son fonctionnement et en le libérant de la pression du « bon choix », on l’aide à avancer plus sereinement.