Dans toute équipe confrontée au changement, les réactions se dispersent : certains foncent, d’autres freinent, et la majorité attend de voir.
Cette dynamique est tellement récurrente qu’on peut la représenter… comme un poisson.
Une tête.
Un corps.
Une queue.
Examinons ce que cela dit du leadership.
1. La tête du poisson : les moteurs
Ce petit groupe comprend rapidement les enjeux, voit les opportunités et avance sans trop de résistance.
Ils inspirent, rassurent, donnent le ton.
Ils ne sont pas nombreux, mais ils donnent l’impulsion.
2. Le corps du poisson : la majorité silencieuse
C’est là que se trouve la plupart des collaborateurs.
Ils ne sont pas contre le changement, mais pas encore en mouvement.
Ils observent, analysent et attendent de voir comment les choses vont évoluer.
C’est ce groupe qui définit la vitesse réelle du changement.
Avec un accompagnement juste, cette majorité peut devenir un moteur puissant.
3. La queue du poisson : les résistants… utiles
Ces collaborateurs expriment leurs peurs, leurs doutes ou leur malaise.
Non par sabotage, mais pour se protéger.
Souvent, leur résistance révèle des signaux faibles :
– besoins non exprimés,
– zones d’incompréhension,
– impacts mal évalués.
Les écouter, c’est augmenter la qualité du changement.
Le vrai rôle du leader : faire avancer le corps du poisson
Un leadership efficace ne force pas la queue.
Il ne dépend pas uniquement de la tête.
Il mobilise et sécurise la majorité.
Voici les leviers clés.
1. Nommer le positif… ET le négatif
Reconnaître ce qui va aider, ce qui sera difficile, ce qui doit évoluer.
Cela transforme les obstacles en points d’amélioration.
2. Impliquer systématiquement l’équipe
Une question change tout :
« Qu’est-ce qu’on pourrait faire pour améliorer ça ? »
Quand l’équipe participe, elle :
→ s’engage
→ se responsabilise
→ s’approprie le changement
3. Soutenir et sécuriser la progression
Le leader doit :
– fournir les moyens,
– permettre les essais-erreurs,
– encourager,
– ajuster,
– reconnaître les efforts.
C’est la sécurité psychologique qui permet d’avancer.
4. Reconnaître au bon moment
La reconnaissance n’est pas un bonus.
C’est un carburant.
Conclusion
Le rôle d’un leader n’est pas de convaincre tout le monde, ni de forcer la résistance.
C’est d’accompagner la majorité à avancer ensemble, à un rythme réaliste.
Et quand le corps avance… toute l’équipe suit.
Vous êtes dirigeant ou manager ?
J’accompagne les équipes dans leurs transitions, en m’appuyant sur :
– l’efficacité Colruyt,
– les outils de communication (MBTI, Ennéagramme…),
– des méthodes concrètes et opérationnelles.
Parlons de votre situation.
